La faune
La richesse de la faune des Écrins (plus de 350 espèces de vertébrés) tient à la diversité de ses conditions écologiques. La conservation de ces espèces sensibles au dérangement est étroitement dépendante de la maîtrise de nombreuses activités de loisirs (pratique du ski, des raquettes à neiges…).
Espèce emblématique, les chamois étaient à peine 3 000 à la création du parc. Ils sont près de 15 000 aujourd’hui, preuve de leur parfaite adaptation au milieu. L’évolution des populations est suivie de près, à l’aide de différentes méthodes de contage, par le parc et la Fédération des chasseurs de l’Isère. Ils sont facilement observables, tant en bordure de route qu’au cours de randonnées dans la vallée.
Le bouquetin doit son retour aux opérations de réintroductions qui ont été menées : près de 600 animaux fréquentent à nouveau les parois rocheuses du massif. L’espèce a failli être exterminée à cause de sa stratégie de fuite, qui consiste à grimper sur une falaise le plus haut possible – stratégie peu efficace face au chasseur.
Symbole du parc national, l’aigle royal est très présent en Oisans. Le couple le plus reproducteur du parc, avec un à deux aiglons par an, a d’ailleurs construit son aire dans la vallée du Ferrand, dans les falaises entre Clavans et Besse, sous le plateau d’Emparis. Son aire est toujours construite en aval des territoires de chasse, car il est plus aisé de se laisser planer lorsqu’il ramène une proie à son aiglon.
L’aigle royal partage le ciel avec le gypaète barbu et les vautours fauve et moine, qui sont très nombreux à se nourrir sur les alpages du plateau d’Emparis. Une belle colonie a d’ailleurs élu domicile dans des falaises de la communes de Clavans, et retourne chaque soir s’y reposer.
La vallée abrite d’autres espèces emblématiques de montagne qu’il n’est pas rare de croiser à la tombée de la nuit, comme le sanglier, la marmotte, et le lièvre variable. Dans les airs, votre regard pourra croiser le vol d’un lagopède alpin (oiseau d’origine arctique, relique de l’époque glaciaire), la chauve souris, le tétras-lyre (espèce emblématique des Alpes), la perdrix bartavelle, la caille des blés, le crave à bec rouge, ou la niverolle alpine (passereau des montagnes).
Enfin la situation géographique du parc et la diversité de ses milieux expliquent le retour naturel de grands prédateurs tels le loup (pas de meute mais des individus solitaires) et le lynx, qui n’ont cependant pas encore été observé en zone périphérique du parc.
Pour plus de renseignements, visitez le musée des minéraux et de la faune à Bourg d’Oisans. Tél : 04 76 80 27 54

